Kroniques Album /Interviews / Kroniques "Kri des Cigales"

Sortie de l'album "Gardarem La Terra"
Mars 2005

Kroniques
  • Bearn Soule
  • 18 août 2006




  • La République
  • 18 août 2006




  • Centre Presse du Dimanche - aveyron
  • 8 mai 2005

    Goulamas'K,rebelles d'Oc

    Occitan? Difficile de faire plus qu'eux, du moins dans leur domaine, celui de la musique. Puissante, revendicative, et en même temps joyeuse et enlevée.
    Le parallèle avec les regrettés Kortatu du Pays Basque, s'il n'était pas fait, est fait. "Garnements, c'est dans cette langue (le patois) qu'ils se sont faits houspiller par les mamés et les papés de leurs villages."
    Les gars de Goulamas'K, du patois goulamas qui veut dire quelqu'un de bordélique, étirent l'occitan au creux de la Catalogne, de l'Auvergne et de la Provence, comme un lien nécessaire entre espagnol et français. Et depuis le rassemblement du Larzac en 2003, ce groupe de Béziers s'en est pris à aimer l'Aveyron. A devenir revendicatif comme là-haut, sur le plateau. La parenté avec les Bérurier Noir, si elle n'a pas été faite, est faite. Goulamas'K agite la croix du Languedoc sur scène avec véhémence, et mériterait de les faire venir au festival où l'on se plait à les agiter, ces drapeaux: l'Estivada de Rodez. Mano Negra dans l'âme aussi, Goulamas'K est dansant au possible. Et se permet même de reprendreen version punchy l'hymne occitan, "Se Canta".


  • www.staya.net
  • Le 13 avril 2005 par winny

    Après le festif Kri des cigales, Goulamas’k revient avec un troisième album intitulé Gardarem la Tèrra. Déjà, la pochette digipack annonce la couleur : rouge hargne, rouge révolutionnaire avec une terre en train de se désagréger. Le ton est donné, fini le coté festif du kri des cigales, Gardarem la térra sera sous le signe de la révolte. Mais la révolte vue par des Bons vivants : les cuivres sont, certes, beaucoup plus incisifs et paraissent moins festifs mais leur présence est toujours aussi présente.
    Guitares et chants ont eux aussi subi une montée d’adrénaline. Les textes de l’album vont donc en conséquence et exprime par exemple la domination des Etats-Unis.
    Les textes sont en français, espagnol parlent par exemple de la vie d’un clodo, la malapaga, quartier populaire,le futur de l’occitan
    Les goulamas’k entrent avec cet album au panthéon des groupes de ska punk , Gardarem ira directement a coté du joyeux bordel des Nantais de Caméléons.


  • www.zicazic.com
  • 21 sept 2005 par Fred Delforge

    En 2002, une bande de gros déconneurs un peu bordéliques descendus de la garrigue de Béziers venait nous expliquer à nous, pauvres citadins, ce qu'était " Le Kri des Cigales " … Le paysage entre Toulouse et Marseille en était colossalement et irrémédiablement modifié, d'autant que les Goulamas'K s'embarquaient en tournée avec La Caravane Occitane et qu'ils se retrouvaient engagés pour la défense de la planète lors du légendaire rassemblement du Larzac en août 2003. Rencontré sur le plateau, Gambeat, le bassiste de Radio Bemba, prendra une part essentielle dans la pré-production du second album et ouvrira au groupe de nouveaux horizons en lui apprenant à ajouter une certaine efficacité à une recette qui ne manquait déjà pas de charme. Avril 2005, " Gardarem la Tèrra " fait son entrée dans les bacs … Verdict ?
    On avait apprécié le mélange de ska et de punk qui caractérisait le premier album des Biterrois, on adorera cette nouvelle mixture dont la teneur est rehaussée par la présence de la flûte de Miquèu Montanaro, éminent troubadour provencal, mais aussi par une cohorte de chœurs venant mettre on ne peut mieux en valeur toute la puissance et l'étendue vocale de Fred et Filou, les deux vocalistes de Goulamas'K ! La formule convenue ne change pas d'un iota et de Français en Espagnol en passant par l'Occitan et le Catalan, chaque vocable trouve une place bien spécifique dans les morceaux de nos doux frappadingues, le tout étant assorti sur papier d'une indispensable traduction qui tombe à point nommé pour aider le quidam lambda à se faire une idée de la teneur des textes qui, soit dit au passage, ne manquent pas d'intérêt. Proposant une ode aux émigrés (dont ils sont les enfants …) sur un vibrant " La Malapaga ", une dénonciation de l'hégémonie des Etats Unis (" Serre les Dents "), un plaidoyer en faveur du Muscat (" Lo Mol ") ou appelant tout simplement à la reconnaissance de l'identité culturelle occitane, notamment au travers d'une adaptation fumante de l'hymne " Se Canta ", Goulamas'K s'appuie sur sa section de cuivre et met ses guitares en avant pour mieux hurler sa colère sur un ton mi-festif, mi-enragé. Treize beaux titres entre reggae, punk, ska et flamenco plus une piste cachée délirante et une longue vidéo entre live, manif et backstage seront autant d'arguments en faveur d'un album garanti sans OGM qui se croque à pleines dents … Un produit garanti issu de la culture bio !


  • www.sk8.net
  • par Coach

    Rien qu’à l’idée d’écouter un nouvel opus des GOULAMAS-K, l’odeur de la garrigue ne se fait pas attendre. Leur ska-punk festif est certainement un des plus chaleureux qu’il m’a été donné d’écouter. Le combo a de multiples facettes, d’abord celle d’excellents musiciens. Ca, ils savent y faire, leur premier album avait placé la barre très haute, je craignais pour ce nouvel album, mais que nenni. Que du bonheur !!! Ils maîtisent et ajoutent même quelques instruments. Deuxième facette, celle de revendicateur. Pourquoi ne pas faire la fête de façon intelligente avec des textes intéressants qui ont un sens social ? Ça s’est un peu un gage de qualité, le côté José Bové qui est plus fort qu’eux. Dernière facette, mais qui est toute naturelle chez eux, c’est le côté préservation du patrimoine. " Koi, k’est-ce ki m’raconte le coach, on parle de zic et pas de musée " me direz vous. Mais on ne peut s’empêcher de remarquer que les GOULAMAS-K, ils aiment leur région, ils en sont fier et ils mettent tout cela en avant dans les textes, dans le style musical et dans le chant en occitan. Pas besoin de savoir le parler pour comprendre, leurs paroles sont universelles…C’est un plaisir de voir ce mélange nous permettre de faire la fiesta musicale comme ils savent le faire si bien entre Toulouse et Marseille.


  • Fanzine des musiques alternatives & indépendantes
  • fanzine des musiques alternatives et indépendantes

    N°81 septembre 2005 par Nano Loco

    Alors ça c’est du ska comme je l’aime, musicalement c’est speed alliant cuivre et guitare. Ils alternent un ska-rock flamenco et un punk aux riffs saturés. Ils dégagent une énergie brute et revendicative. Pour leur 2ème album, les paroles sont en majeure partie en occitan et en français. Franchement, je comprends pas un mot d’occitan, mais je suis d’accord avec ce qu’ils racontent tellement que c’est emballant musicalement. Heureusement j’avais la traduction des paroles. Leurs textes sont revendicatifs, révolutionnaires, poignants et on les sent très attachés à leur région et leur terre. Avec des parents issus de l’immigration espagnole, ils prônent un respect des cultures et de la terre dans leur zik pleine de chaleur et d’énergie. Certains morceaux communiquent une colère positive et un attachement à la manière de vivre méditerranéenne. A se procurer d’urgence pour les fans de Ska festif et bien speed.
    Goulamas’K c’est de la bombe agricole.


  • www.pepper-zone.com
  • par Punk Sportif

    Non, la scène ska française n’est pas morte ! Certes, elle n’est plus aussi fringante qu’il y a quelques années en arrière (la mode a une musique plus brutale de nos jours), mais de nombreuses formations continue d’ensoleiller nos oreilles à grand renfort de musique festive et cuivrée. Déjà auteur d’un album chez les Skalo, Goulamas’k reste fidèle à ses racines en nous livrant un second opus diablement bon. Au croisement de Toulouse et Marseille (en gros Béziers et sa garrigue), l’Occitanie et ses valeurs (militantisme, glandouille, apéro et soleil) ressortent pleinement lors de 11 titres festifs, croisement réussis entre punk énervé, ska enjoué et chant tantôt occitan, catalan ou français. On se laisse très vite, au détour d’une bonne production, emporter par cet élan de bonne humeur. Je me souviens avoir vu le groupe il y a quelques années à Draguignan, dans un parc naturel, et j’en garde un très bon souvenir (l’alcool a du aider…). Car c’est effectivement en concert que la musique des Goulamas prendra tout son ampleur : vous en aurez d’ailleurs la preuve avec une plage vidéo de vingt minutes ou des extraits de concerts se mêle à des interventions diverses et variées. « Gardarem la terra » est donc rudement conseillé, il vous suffira de peu d’écoutes pour adhérer au combo : les sorties de ska se font assez rare dans l’hexagone, profitez en pour ne pas rater celle ci !


  • www.ole.com.fr
  • n°356 avril 2005 par DJ Lou

    Dédié au mouvement altermondialiste Gardarem la Terra né sur le Larzac en 2003, ce deuxième CD du groupe héraultais Goulamas'K ne triche pas.
    Rock, ska, reggae, chanson à boire et déboire s'enchaînent avec fougue et conviction : guitares en avant, cuivres au pas de charge, pour une musique festive aux textes revendicatifs, dénonçant la toute puissance des Etats-Unis, l'impasse des émigrés, appelant à la résistance des peuples et des cultures, de l'Occitanie, la "vraie" coincée entre Toulouse et Marseille, au coeur de la garrigue, là où "l'on est fainéant grâce au soleil". Les pieds accrochés à la terre comme la vigne qui lui doone son sang, les joyeux lurons de Goulamas'K n'oublient pas de fêter "le Mol", du carignan au muscat, le vin pour "faire Chabrot" ou faire chanter comme pour cette reprise déjantée du célébrissime "Se Canta".
    Un ALbum de la maturité vocale, tous les instrumentistes soutenant les choeurs, même si la production un peu trop léchée estompe la générosité d'un groupe qui prend sa véritable dimension sur scène... ou dans la rue, comme on pourra en juger le 28 mai à Puisserguier pour la fête de la musique prématurée avec entre autres Suprêmes Dindes et Mauresca Fracas Dub.
    Album disponible sur le site, sortie dans les bacs, le 29 avril.


  • Rock One Presse Nationale
  • mai 2005 par Franck Frejnik

    La majorité des groupes qu'on a rapidemment étiquttés "festifs" pour la teneur colorée de leur musique se révèle beaucoup plus concerné par la situation dramatique de notre monde que bien des rockeurs énervés et engagés. Aussi, le nouvel album de Goulamas'K est dédié au mouvement altermondialiste Gardarem la Terra né sur le Larzac en 2003. Ce CD est donc une bande-son partisane où l'allégresse du ska contraste avec le propos lourd des sujets abordés.Les Toulousains ne baissent pas les bras et entendent bien transmettre l'énergie positive de leur musique au public !


  • www.idem-mag.com
  • mai-juin 2005

    Dédié au mouvement altermondialiste Gardarem la Terra d'où le nom, cet album est un acte de résistance aux accents ska. Goulamas'K sans se départir de leur humour ni de la langue d'Oc portée haute, livre un album à la production parfaite et aux c(h)oeurs contagieux ! Une bouffée de fraîcheur revendicatif et techniquement parfaite rtant au niveau cuivres que rythmique ou chant. Un petit bonus vidéo et un digipack aux couleurs, voici l'oeuvre à écouter en boucle avant l'arrivée des cigales. Béziers, terre de résistance, confirme ici que l'histoire se répète ! Treize titres ou hymnes joyeusement emmenés par un chant communicatif et à la fin du disque, il nous tarde de les voir sur scène !


     

    Interviews
  • Le Quotidien Jurassien
  • Le 10 décembre 2005 par Didier Rieder

    Article du Quotidien Jurassien : Le Tropicana, la garrigue du Jura. Le sud de la France était à l'honneur hier soir sur la grande scène. Mauresca et Goulamas'k ont défendu leur langue et leur culture photo de Mauresca et Goulamas'K

    Ils dénoncent les politiques territoriales qui font du sud de la France "le bronze-cul de l'Europe". Ils dénoncent l'article 2 de la Constitution française, qui dit que "la langue de la République est le français". En bons français qu'ils sont, ils défendent la langue de leurs ancêtres. Et cette langue est l'occitan.

    Ils, ce sont Mauresca Fracas Dub et Goulamas'K. Le premier groupe vient de Montpellier, le second de Béziers. L'un comme l'autre ont fait se mouvoir le sable du Tropicana Beach Contest hier au soir à Bassecourt. En compagnie des Suisses d'Open Season, les deux formations du sud de la France étaient au programme de la grande scène. De quoi donner des airs de garrigue à la plage du Jura. Rencontre avec les artistes à l'accent qui chante.

    Une langue du terroir

    L'occitan, c'est un ensemble de dialectes parlés autrefois dans tout le sud de l'Hexagone. C'était la langue des célèbres troubadours. Et c'est dans cette idiome que Goulamas'K et Mauresca ont choisi de distiller leurs chansons. Les premiers font dans le ska rock, les seconds dans le ragga.

    "Nous voulons donner aux jeunes l'envie de redécouvrir l'occitan", explique Chab, chanteur de Mauresca. "Il y a quelques temps encore, les gens avaient honte de parler cette langue. Mais c'est en train de changer. Il y a un regain d'intérêt pour l'occitan".

    Pas reconnu par Paris

    Malheureusement, la France – contrairement à de nombreux pays européens – refuse de reconnaître l'existence de ses langues régionales. Et ceci ne plaît pas, mais alors pas du tout, aux gens "d'en bas", c'est à dire en bas de Paris au sud.
    "On veut une France qui accepte ses différences et qui reconnaît ses erreurs du passé, quand il y a eu la volonté politique d'imposer le français. La France ne tolère pas l'altérité. Elle prône la liberté, l'égalité et la fraternité, mais elle n'a jamais appliqué cela chez elle", déplorent les troubadours des temps modernes. Pour transmettre leur message de ville en ville, ces derniers n'ont pas hésité à accomplir un Tour d'Occitanie dans une caravane.

    Remonter les rivières

    Et le "bronze-cul de l'Europe", qu'est-ce que c'est? "Avant, on vivait dans le sud de la France. Et puis il y a eu un concept qui a été créé. Ca s'appelle la Côte d'Azur. Alors il y a eu la spéculation immobilière, les stations balnéaires et les terrains de golf. Les prix sont tels que les gens ne peuvent plus construire une maison dans leur village. Ils doivent s'en aller dans des appartements plus au nord. Si les gens ne peuvent plus habiter dans leur village, il y a un réel problème.
    Et Fred, de Goulamas'K, de renchérir: "On ne peut plus organiser des concerts, parce que cela fait du bruit et que le bruit dérange les riches. En été, on doit laisser la plage aux touristes. On est contraint de remonter les rivières!". En hiver, au moins, la plage du Tropicana est à disposition.

    Les troubadours de Mauresca et Goulamas'K dénoncent les clichés dont le sud de la France fait l'objet dans les médias, par exemple au journal de 13 h. des médias qui, à l'instar du monde politique, considèrent les langues régionales comme un sujet tabou.

    Et Fred de conclure: "La France a peur. Elle a peur que ce soit mieux."

    Ouverture d'esprit

    Les membres de Mauresca et de Goulamas'K tiennent à préciser qu'ils ne sont pas des nationalistes occitans. Au contraire, ils sont ouverts à la mixité des peuples. Exemple: au sein de Goulamas'K, on trouve aussi un musicien d'origine catalane et un autre d'origine espagnole.


  • www.thekikoowebradio.com
  • par Vincent et Maxime, correspondants locaux

    Voici un nouveau concert réalisé avec la radio. Le concert a eu lieu le 12 Mars 2005 à Roujan, petit village du Languedoc Roussillon dans le sud de la France dans le département de l’Hérault (34), alentours de Béziers, Clermont l’Hérault, et Pézenas. Roujan accueille souvent des concerts de ce genre (Vodska, Rose ‘N Roll, Servo, Okploïde, Korttex, Roultaboul & les banaboo, …), et ce, grâce à l’association « La Chichoumé ».

    affiche du festival du 12 mars 2005 à Roujan

    Cette association a pour but de mettre en œuvre les moyens permettant la diffusion des musiques actuelles, le rapprochement des musiques actuelles avec la culture occitane et méridionale, la sensibilisation des jeunes aux milieux des spectacles vivants (et plus largement à la culture), le rapprochement des générations autour d'un même projet (reconnaissance d'une culture, d'une langue, d'un savoir vivre).

    A l’affiche ce soir, et pour 8€ on a pu profiter de 4 groupes: Un des groupes majeurs des alentours, Goulamas’K, groupe de Ska-Rock énergique qui fête la sortie de son nouvel album ; Tusta Bueta qui est un groupe de Ska-Reggae de Carcassonne ; Lutin Bleu qui est un groupe de Rock’n roll du Dauphiné ; et Toubabou qui est un groupe des alentours et qui jouent des percussions.

    Malgré la route qui n’est pas très agréable avec tous ces platanes, nous sommes arrivés à l’heure de l’interview. La signalisation était bonne, on n’a pas galéré à tourner en rond pendant des heures (comme c’est déjà arrivé) et nous avons trouvé du premier coup !

    A peine arrivés devant la salle, on pouvait déjà entendre une batterie plutôt débrouillarde, et en entrant dans la salle on a pu voir que c’était celle de Lutin Bleu.

    Nous avons donc pu assister à la répétition de Lutin Bleu, découvert la salle, le nouvel album de Goulamas’K en exclusivité ainsi que leurs nouveaux T-shirts, stickers, affiches, … [Sur le stand on a pu voir pas mal de flyers, dont celui de L’Askadémie avec le logo de la radio !!]

    Ensuite, on a préparé notre interview de Goulamas’K dans la salle de répétition sur leur stand.

    Trois membres du groupe se sont fait un plaisir de répondre à nos questions : Pierre le trompettiste, Philou le chanteur et percussionniste (et joueur de pipo), Fred le chanteur et guitariste, (et quelques interventions de Renaud le batteur). L’interview s’est très bien passée, on a trop tripé et rigolé, il y avait juste un peu de bruit dans la salle (...on espère que le son sera GoOd). Ensuite, après l’interview on a pu parler plus longuement de leur nouvel album, du concert de ce soir, et de l’association de la radio.

    Pierre, Filou et Fred en interview

    Le concert a commencé à se mettre en place, alors on les a laissé bosser tranquillement, on est allé rejoindre des potes venus pour l’occasion fêter un anniversaire ; de là, on a pu voir le parking se remplir peu à peu. Le public était bien présent, divers (petits et grands) mais nombreux et formait une grosse file d’attente, ce qui présageait déjà une salle bondée! La salle des fêtes de Roujan a ouvert ses portes dès 20h30, elle était relativement grande, avec un bar, un stand et une belle scène.

    Le concert a débuté vers 21h avec Tusta Bueta.

    "Tusta quoi ?". Ce nom de groupe si bizarre est en fait le diminutif de "tusta bueta e fa de bruch" en occitan, ça veut dire un truc comme : "il tape sur des boîtes et fait du bruit".

    C’est une formation de 8 musiciens de Carcassonne née en 2001 avec, Pedro (Guitare, Mélodica, Flûte), Damien (Guitare, Chant), Franck (Basse), Ismaël (Batterie), Rico (Sax), Jean (Trompette), Roky (Trombone), Fabien (Son, Effets). Ils disposent d’une section cuivre énergique et jouent une musique dynamique, enjouée, riche et boulegante, un mélange de reggae, de ska, de chanson voir de punk bref... d'une sauce qui mijote dont ils sont les seuls à avoir le secret.

    Tusta Bueta

    On ne connaissait pas ce groupe, et on a bien apprécié leur prestation ; ils ont merveilleusement bien rempli leur mission ce soir qui était de chauffer la salle.

    Pendant le changement de matos, au lieu que l’énergie recueillie grâce au premier groupe ne se perde, le spectacle a continué dans la salle avec le groupe Toubabou qui a joué pendant l’ « entracte ». Toubabou est une bande de joyeux percussionnistes, c´est l´Afrique qui va à la rencontre de la garrigue biterroise pour donner des percussions en transe. Aussi à l´aise dans l´arène que sur scène, leurs corps se délivrent pour les ramener vers MAMA AFRICA. Ils ont admirablement su entretenir la fièvre de la danse durant les changements de plateau ; ça a été un bon intermède pour nous garder chauds pour la suite … et quelle suite !

    Effectivement dès que le drapeau « Õc » a été dressé en fond de scène, l’on a compris que les Goulamas’K étaient les suivants.

    Goulamas'Quoi ? : Goulamas pour maladroit bordélique (en Occitan) ; K pour Komando. Le tout se prononce "GoulamaSKA".

    C’est une tribu de la garrigue de Béziers. Ce sont des chants guerriers aux accents de cigales "tchatchés" en français, occitan, espagnol et catalan.
    Ce sont 7 troubadours au ska rock révolté : Stéphane au saxo, Renaud à la batterie, Pierre à la trompette, Manu à la basse, Machino à la guitare, Fred et Philou au chant.

    Ils font vraiment du bon ska avec cuivres omniprésents, guitare et tchatchés énervés. Ils alternent sujets socialement et politiquement engagés (Zapata, Eject, Violette, Son son sol,…).

    Dès janvier 2000 le groupe sort une première expérience studio « Radical planet », puis en avril 2000, un album AOC « Appellation de toutes origines non contrôlées » et septembre 2002 une bonne galette « Le Kri des cigales ».

    Et la révélation de l’année 2005, leur dernier album "Gardarem La Tèrra".

    album Gardarem La Terra

    L'album "Gardarem La Tèrra" est marqué par de multiples rencontres:
    - celle du mouvement "Gardarem La Tèrra", organisateur de la caravane occitane en février 2004 et qui donne son nom à cet album
    - celle de Miquèu Montanaro qui fait partie, tout comme les goulamas, de l'aventure de la Caravane Occitane et qui honore cet album par sa présence à la flûte enchanteresse sur 2 morceaux
    - celle de Gambeat, bassiste de Radio Bemba, qui, interpellé par la boulègue des goulamas, a réalisé un travail de pré-production sur l'album.

    Cet album a été livré (heureusement !) pile poil pour le concert du 12 mars et ça a été la surprise pour tout le monde en même temps. L´album contient 11 titres + un bonus vidéo. Distribué par Mosaïc Music.

    Alternant entre un ska reggae flamenco et un punk rock aux riffs saturés, avec 2 chanteurs aux manettes, le tout rehaussé de cuivres rutilants et d'un ensemble de choeurs donnant aux refrains toute leur puissance, il se dégage de Goulamas'K et de son album "Gardarem La Tèrra" une énergie brute.

    Machino et Filou sur scène

    [ Il arrive que le groupe Goulamas’K change parfois de costume, avec un autre groupe, La Fanfare Des Goulamas, spectacle de rue musical composé des Goulamas’K qui descendent de la scène et prennent d'assaut nos rues, fêtes, festivals, carnavals... avec la parade costumée des Bestioles de la Garrigue. Une dizaine d'insectes aux cuivres et aux percussions évolue sur les rythmes endiablés de "Bella Ciao", "La Cucaracha", "Pinocchio" ou encore l'hymne occitan "Se Canta" et provoque sur son passage la curiosité et la bonne humeur, le rire et la danse. Pour les avoir déjà vu, je confirme que c’est excellent !]

    Le groupe était donc très attendu, c’était « LE » groupe de la soirée et il y avait du monde, le public héraultais n’a pas hésité à faire le déplacement pour bénéficier de l’exclusivité de ce nouvel album qui (on l’espère) va devenir un incontournable de la radio.

    Les Goulamas’K ont fait leur entrée un par un sur scène, sous les projecteurs et les applaudissement d’un public en délire !

    les Goulamas sur scène

    Nous avons donc découvert un album délibérément plus rock, mais le style G’K ne se perd pas, toujours de bonnes instrus avec des moments bien Ska et toujours cette pointe de folie où les têtes et les corps claquent dans les pogos déchaînés ! (Et il y en avait !)

    Ce nouvel album n’a pas déçu les fans inconditionnels de Goulamas’K. Il faut dire que le groupe a bien travaillé, embelli, peaufiné sa nouvelle tournée « Gardarem La Tèrra », ils ont bien fait découvrir les titres de ce dernier album mais n’ont pas renoncé à nous faire bouger sur les « tubes » du « Kri des Cigales » comme « Lo Paissel ; Eject ; Son Son Sol ; Skatalunya ».

    Les Goulamas’K nous ont transmis leur énergie et le public s’est vraiment régalé, dans une ambiance joyeuse, très festive. Les deux tchatcheurs nous ont abreuvés de leurs paroles ensoleillées, accompagnés par les autres instrumentistes aux chœurs qui nous imprégnaient de puissants refrains musclés. Leur coktail est nerveux, tonique, enivrant ; cuivres et cordes entremêlés nous ont fait sautiller une bonne partie de la soirée, en Skadence !

    Fred et Filou

    Malheureusement, malgré les rappels, leur prestation nous a semblé trop courte, mais nous ne manquerons pas de nous déplacer sur une de leurs prochaines dates (et il y en a un bon paquet !) ou bien au plus tard lors de la Festa d’Oc ou à la Féria de Béziers où ils jouent chaque année.

    Les Goulamas’K nous ont donc quitté en fanfare sans oublier de faire une bonne dédicace à la radio et de souhaiter l’anniv d’un pote.

    Pendant le changement de plateau, le groupe Toubabou est revenu jouer dans la salle. Au rythmes des percus, nous avons pu aller boire quelques verres au bar (2€ le 1/2bière. Il y avait également des sandwichs.), sortir à l’extérieur prendre l’air (sans problème grâce à un tampon). Dans la salle on pouvait suivre l’avancement d’une toile de peinture représentant la pochette de l’album « Gardarem La Tèrra », réalisée pour l’occasion par Maguelonne, peintre occitane, rencontrée sur la tournée de la caravane occitane par les Goulamas’K. C'était la première fois qu'elle réalisait cette performance autant en public qu’en concert, et elle s’est franchement bien débrouillée !

    Après cette pause bien méritée, les lumières se sont éteintes, laissant place sur scène au dernier groupe de cette soirée : Lutin Bleu.

    Lutin Bleu
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