L'HERAULT DU JOUR
A Puisserguier samedi
La caravane derrière
Goulamas'K
La caravane occitane de "Gardarem la terra" se met au vert samedi
au pays des Goulams'K. Présentation
PATATR’OC , c’est le chant de la cigale, c’est aussi le nom d’une association qui hante depuis 10 ans, la garrigue de Puisserguier à Roquebrun, là-haut au nord de Béziers.
Ces cigales ne chantent pas que l’été, quand leurs sœurs insectes, préparent la saison suivante sous terre, elles organisent concerts et activités qui donnent à chacune et à chacun, des occasions et un esprit de fête.
De cet esprit garrigo-festif sont sortis d’étranges animaux, coléoptères, mantes religieuses, bêtes à Bon Dieu, de grillage et papier qui se sont posés en février place de la Comédie à Montpellier avant d’envahir de leurs couleurs et de leurs musiques, les rues de la capitale régionale jusqu’à la place Jean-Jaurès. Ces animaux, qui déambulaient derrière la Caravane Occitane de « Gardarem la terra » c’est Goulamas’K formule fanfare.
« Goulamas » est la formation musicale, Ska Rock de l’association, sept garçons, Renaud, batterie, Machino, guitare, Manu, basse, Stéphane, sax, Pierre, trompette, Filou, chant et percussions et Fred, chant, sax et guitare. Et pour les mettre en lumière, s’occuper du son et de tout, une fille Claudie.
 
« Nous sommes un groupe amateur qui tente de devenir professionnel, dans ce monde là et en ce moment c’est assez dur. Mais on a de l’espoir… » explique Fred 44 ans, l’aîné du groupe. Le plus jeune a 24 ans.
« Ce que nous avons vécu avec la Caravane, était très fort, c’était dur de se quitter, on a voulu se retrouver très vite, et on a donc invités les participants à se mettre au vert à Puisserguier » explique Fred. Ce voyage à travers les villes où l’on parle l’occitan est le fruit d’une rencontre : « On connaissait ceux de Radio-Lengadoc, on les avait rencontrés à la Festa d’Oc à Béziers
  on était sur le Larzac (pour le rassemblement Gardarem la terra), dès les premiers jours pour monter la fête, nos tentes étaient à côté… L’idée a grossit. Nous, nous connaissions pas trop le monde occitan. Dans le village on n’entend plus parler la langue, ça manque. Nos chansons sont au trois quarts en occitan. Nos titres « Lo Païsse» (tuteur, échalas) ; « Skatalunya ». Nous chantons aussi en espagnol, catalan, nos langues maternelles, celles de nos origines.
.Et les voilà embarqués dans la caravane, plus exactement dans le car,« on avait envie de faire quelque
  chose pour que la situation de l’oocitan change. On a été reçus avec beaucoup de chaleur. Pas mal dans le groupe, qui n’étaient pas concernés par l’occitan, la langue de nos vieux, on eu envie de la connaître. Et puis, il y a eu la rencontre avec Miquéu Montanaro, il s’est pris au jeu, on parlait des mêmes choses. Cela nous a donné envie de continuer le plus vite possible et avec ceux qui habitent les villages, c’est pourqoui la caravane se met au vert à Puisserguier ».
En attendant, et toujours en garrigue, s’il ne pleut pas, toute la langue répète : « Nous travaillons de nouveaux morceaux,
 
pour sortir un album en fin d’année. Quand on chante en occitan, les jeunes reprennent les morceaux, s’ils ne comprennent pas, ils demandent aux grands-pères. La langue fait le lien entre les générations.
Rose BLIN-MIOCH