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JANVIER 2004
RESTRUCTURATION

En cette nouvelle année, la tournée de l'album "Le KDC" s'achève avec le départ et l'arrivée de musiciens.
Déjà sur les derniers concerts de Goulamas'K, on a pu voir ces "restructurations" : Valentin l'électron libre de la trompette, François la Trite Vagabonde guitariste tromboniste et Moska bassiste de l'école de la débrouille et de la première heure des Goulamas, ces trois compagnons de route de plusieurs années qui ont partagé l'étoile noire, le rouge qui tâche et les fébrilités du succès ont choisi de s'arrêter là. Bonne vie à eux et à leurs projets!
Deux tout enthousiastes téméraires ont alors rejoint la tribu des goulamas : Manu qui à la fin du siècle dernier bourinait en tant que batteur dans Dem Suggest (groupe de fusion de Montpellier) a naturellement adopté la basse, quand un dimanche matin au marché de St-Chinian, nous lui apprenions qu'on `?????A ? cherchait un bassiste. Et Stéphane, saxo qui accompagnait Toubabou (perkus de la garrigue de Béziers), relève le défi de la section cuivre à la sauce Goulamas.
Après une transition maîtrisée, les démissionnaires dévoilant leurs accords secrets aux goulamas en herbe, la nouvelle version Goulamas'K est au point pour brûler les planches de ces scènes qui foutent le feu. Lors des derniers concerts, la passation musicale a convaincu et rassuré tout le monde, augurant encore de fameux jours.

 
MANU
 
STEPHANE

On a pu voir en final tous les goulamas sur scène (anciens et nouveaux et ça commençait à faire serrer) pour un "Fou à 2 têtes" grandiose, hymne à la déchéance et la pochtronnerie que vous trouverez sur le prochain album.


  VOEUX 2004
En cette nouvelle année que par tradition on espère bonne, Goulamas'K vous souhaite une bonne année 2004 d'activiste sur le front militant. Y'a du boulot!
Pas plus tard que le 6 janvier, on a vu une 1ère manif à St-Pons de Thomières (34) où démarrent les travaux pour une méga-décharge de déchets ultimes dans le Parc Régional du Haut Languedoc.
Parmi les diverses pollutions en perspective, lixiviats (jus de poubelles) et dioxine sont au RDV. Bonjour la tronche de nos futures salades!
Patanarès : http://www.decharge34.com


NOUVELLE PRODUCTION
Et oui, ça fait un moment qu'on vous l'annonce, ce prochain album! On a même organisé le Festival des Vents d'Anges à Roquebrun pour récolter en septembre 2003 pas que des raisins mais aussi des fonds. Mais bon,on va laisser un temps de maturité aux nouveaux zicos, le temps de les roder à la vie du groupe (entre colo de vacances et goulag), le temps qu'ils goûtent aux joies dela route et de la scène ... bref le temps qu'ilsdeviennent des goulamas à part entière! Et d'ici fin 2004, on espère bien rentrer en studio (c'est long mais ça n'en sera que meilleur). Mais déjà sur scène, de nouveaux morceaux vous sont distillés par ci, par là,
au gré des concerts et de l'humeur.


LA FANFARE DES GOULAMAS
En cette nouvelle année, La Fanfare des Goulamas prend d'assaut vos rues avec La Parade des Bestioles de la Garrigue qui continue son tour d'Occitanie et de France. Elle défraie la chronique au gré de ses déambulations. Elle effraie parfois les enfants et déride les grands. Des délires des goulamas sortent des scénarios les plus fous, du dressage à la rébellion des bestioles. Il a même été question de l'âne Igor Ivanovitch pour tirer un char mais finalement après une sortie en avant première dans les rues de Puisserguier, l'expérience est jugée trop périlleuse. On remercie Cathy et Yvain qui, très enthousiastes pour nous prêter leur âne, s'étaient imaginés le voir un jour célèbre à la télé.

 

SEPTEMBRE 2003    
Samedi 20 septembre
FESTIVAL DES VENTS D'ANGES à Roquebrun (34)

Organisé par Goulamas'K en soutien de leur prochain CD.
Le 1er Championnat occitano-délirant de joutes sur l’Orb a connu un franc succès.
Par une température de l’eau d’au moins 14°, les 16 participants qui n’ont pas eu froid aux yeux, se sont battus et débattus pour rester en équilibre sur ces "joutes- canoës" réalisées avec l’aide de la base de canoë "Grandeur nature". Si nos jouteurs étaient à la limite de la surgélation, le public inondant les berges de l’Orb et le pont de Roquebrun a répondu chaleureusement présent. Speedy, le grand chef de la base et heureux vainqueur (non, le combat n’était pas truqué) s’est vu remettre un trophée réalisé par Moska, le feraillo-sculpteur bassiste de Goulamas’K.
 

TROPHEE DES JOUTES
L’apéro, accompagnée par les Barbeaux Truités, a rapidement réchauffé les sportifs de haut niveau, très vite rattrapés par la catégorie non classée des sportifs de haut comptoir. Tandis que tout coulait à flot (le vin des tonneaux, les chipos, l’Orb dans son ruisseau…) le concert a débuté avec Hyppicore, groupe de St Thibéry (34), très présent sur scène (et par leur musique et par l’arrivée éminente du chanteur avec une demi-heure de retard, que même le guitariste-tromboniste du GK était sur le point de le remplacer !). Au changement de scène, avec ses rythmes endiablés, La Fanfare des Goulamas a mis le feu au cœur même du public qui cheminait vers la transe musicale. Le Nirvana est enfin atteint quand Goulamas’K monte sur les planches après le show travesti délirant et changeant de Youri Skamolov (toujours 34).


PERFORMANCE DE PABLO

 
Pendant que tout ce monde bouillonnait, nous pouvions entendre par monts et vallées, le cri railleur non pas des cigales, mais du fan invétéré des Goulamas "CÉMOUUUUUUUU" qui sagement mais sûrement tenait le stand de ces derniers, mettant à contribution les oreilles des Skalopards Anonymes, de notre occitaniste et autre grand fan Michel, de Pablo Quedad sculpteur de bidons faisant une performance sur site, de l’association de 3-O à l'initiative des cendriers et des conteners pour le tri sélectif des déchets (c’est pas gagné !!!) sans oublier les bénévoles de l'organisation qui ont tafé à fond.

Comme vous l’aurez compris, si vous n’étiez pas là, vous avez loupé quelque chose ! mais on remet ça l’année prochaine !
VOIR LE DIAPORAMA

Vendredi 12 septembre
FESTIVAL DE LA BLANCHE ET DU BES à Seynes (04)

9h00 départ du local des cigales jusqu'à Montpellier pour embarquer Peak notre sonorisateur, première galère, première engueulade. Machino loupe la sortie, quelle bande de branke! Il faut tout supervisé, mais bon la route est longue, y en aura d’autres (hé! hé!). Rien sur le trajet à part une partie de rami où bien sur j’ai pris la branlée. Je les soupçonne de tricher, je sens le complot , me fais traiter de paranoïaque et d’avoir une mauvaise foi immense. Peut-être, peut-être mais c’est pas normal que je perde.
On arrive à Seynes à 14h30. Hop un café et les balances sous un chapiteau. Ca sent déjà la fête, c’est beau par chez eux. On monte un tripot sur le stand de G’K et pendant que les groupes Basta Paï Paï et les Crétins des Alpes nous font le fond musical en faisant leurs balances, on joue à la belote. Faut bien occuper les doigts. Putain on est sage à l’apéro. Et le couscous vient nous caler, mais voilà pas de pastis, ni de vin, les méditerranéens que nous sommes commencent à râler( gentilment quand même).
Bonne prestation des groupes et c’est à nous d‘attaquer. Massimo sono des Boukakes file la main et son savoir à Peak sur chek , on voit de suite qu’ils sont potes. On démarre en fanfare à l’extérieur du chapiteau manière de chauffer l’ambiance (c’est vrai qu’on se les gèle, les Alpes c’est pas la garrigue) avec "Bella Ciao ". Le public fait monter la pression. Une fois le morceau fini on est sensé continuer sur "Sem pas aqui per badar" (on est pas la pour bader) mais nos trompettes partent sur "Pinocchio". Holà, holà, ça commence bien. Mais avec l’expérience on rattrape vite l’affaire! On rentre sous le chapiteau pour la parade d’avant concert. C’est la nouvelle bouleguade de G’K : se mettre le feu mutuellement.
Le public apprécie et le concert forcément s’en ressent. Du feu, de la tchatche et de la sueur! Le public en redemande et on en redonne. Bon je vais en rester là pour notre prestation sinon vous allez croire que j’exagère, que j’embellis, bref que je nous mets à notre avantage (Paul Prebois, Gaston Defferre, si je ments je bois encore un verre). On s’est pas trop attardé après le concert vu que le départ direction Bayonne est prévu pour 6h00 le lendemain.

Samedi 13 septembre
FESTIVAL à Mouguerre (64)

Ca y est tout le groupe est au RDV. 5h55, ho! putain la gueule des Goulamas. C’est boursouflé de tous les côtés. Machino, la pêche et le sourire du matin, décide de conduire. Personne ne s’y oppose, surtout pas moi qui aies passé la nuit dans le fourgon pour surveiller le matos. 2 mm après le départ, c’est opération marmotte : symphonie de ronflement et tout ce qui va avec. Et les kms passent, direction : l’Atlantique, l’Euskadie .Il fait de suite plus chaud sur la route et ça ronfle de plus belle.
Ca roule bien, y a plus de touristes et d’embouteillages, on arrive avec 2h d’avance. Pas de souci pour les balances, "Tripod" a 2h de retard, donc on attaque direct. Super accueil de l'équipe technique et de l’assos "Iguzki" (soleil) qui lutte pour monter un "gaztetxe", une maison de jeunes géré par des jeunes. Sourire, bonne humeur et surtout professionnalisme (c'est pas comme un groupe qu'on ne rencontrera pas car les stars ne sont pas accessibles, je préfère me dire que c'est des grands timides et que c'est pour ça qu'ils ne nous disent ni bonjour ni merde, refermons la parenthèse). Les balances commencent bien! je m'aperçois que j'ai pas mon jack guitare! Putain il est où! Tous les recoins sont fouillés et toujours pas de jack! Conclusion il est resté dans les Alpes!
Et hop! sieste pour certains, belote pour les autres, apéro et spécialités basques à manger. Le premier groupe "Dingwash" joue un reggae dub intéressant , d'ailleur je prends leur skeud, c'est un signe. Avec la fanfare des Goulamas, on se mélange avec une troupe de jongleurs de feu et percus. Le délire prend bien, ils sont cools, on est cool, donc c'est cool. Au tour de "Tripod", rien à dire. Le public a l'air d'apprécier, ils sont au moins 200. Et quand arrive le tour de G'K à 2h30, ils sont moins de 50, aie!
Mais tant pis il en faut plus pour démonter le groupe, 30 barjots devant la scène, 20 pochtrons à la buvette, 7 goulamas sur scène. Tout le concert : à donf. Il y avait une paire de keupons bien chauds avec le sourire et la crête qui reprenaient les morceaux en chœur, ils avaient l’air de les connaître.
Bon vous avez compris que les collègue d’Iguzki se sont plantés, dommage!
Il y avait 2 autres concerts pas loin. Haaa! la communication entre les assos je vous jure, ça tue trop de concerts! Mais les G’K sont contents quand même. Il y avait du feu et c’est ça l’important. Pendant 1h30, pas de concession et après le concert la fête continue au bar. Machino et son oukélélé mettent l’ambiance jusqu’à 5h du matin, avec au programme chant occitan et le répertoire repris en chœur par nos ami(e)s basques de Firmin Muguruza, un groupe très apprécié par G’K surtout le morceau où ils chantent "et combien de voiture de police". Il est l’heure de penser à demain donc direction la campagne pour aller dormir chez Cédric, le frangin de nos potes Jean Louis et Gisèle. Mais je vous raconterai comment on c’est connu une prochaine fois. Et le retour vers nos garrigue classique : opération Marmotte!

Fred


JUIN 2003
L’ère du web a rattrapé Goulamas’k grâce au talent ô combien génial de Nanou,la conceptrice de ce site, et du collectif d’artistes Le Ministère de la Paix pour l’hébergement !
   
LA FETE DES GOULAMAS
Pour fêter l’album et la tournée qui ont un an et l’aventure que nous vivons, la Fête des Goulamas que l’on a organisé le 7 juin, avec nos vieux complices de l’asso Patatr’Oc (c’est à dire nous-mêmes), à Puisserguier, un des fiefs du groupe, a dépassé nos espérances. Le réveil des cigales a été célébré comme cela se devait, grâce à l’enthousiasme des bénévoles et des assos qui ont participé et bien sur du public qui s’est largement mobilisé.  
         
FAITS D'HIVER ET D'AUJOURD'HUI
Enfin Goulamas’K se sent à l’aise comme un poisson dans l’eau avec cet été torride et des cigales intarissables.
Il paraît loin l’hiver où les goulamas travaillaient en prévision du prochain album, par – 2° dans le local de répet. Autant vous dire que les cigales se les gelaient et c’est comme ça que de certains cerveaux refroidis est née LA FANFARE DES GOULAMAS qui aujourd’hui envahit la rue, les manifs, les festoches...
 
1er jet du logo de la Fanfare desGoulamas
on attend vos impressions
  La tournée "Le Kri des Cigales" continue sa route. Elle a déjà bien des kilomètres et du tourisme, de Lille à Marseille, de Ruffec à Epinal, sans oublier cette terre d'accueil qui est l'Occitanie.
Tout ça est bien sûr largement arrosé de nombreuses rencontres : OAF, Rastaquouères, Anaram au Patac, Raoul Petite, Rock Epine, Attac de l'Aveyron, Marousse, Rude Boy Unity, Rude Boy System, les culs salés de Guérande, M’Dieda, Psyllium, Zurribanda, Dr Eggs, la calendreta de Limoux. Et plus récemment, Lofofora et Olivier Fanfare à la mythique et résistante fête du PC de l’Aude, l'équipe motivée de la Maison de la Vie Citoyenne à Bayonne, le festival des Eurythmies et leur champagne, La Raya, le viticulteur et militant Jean-Luc Granier ... et bien d'autres (dans ces histoires il y a hélas toujours des oubliés).
En mars, une résidence intensive à Nîmes, au théâtre de Valdegour sur le travail du son, l’éclairage et la mise en scène ont mis à rude épreuve les nerfs de Goulamas’K qui, au bout de 4 jours, a apprécié la relâche pour ne plus se voir pendant au moins 5 jours. Le slogan de circonstance fut : « On gagne pas de sous mais qu'est-ce qu'on s'engueule ! »...

Que dire de Peak dont le travail du son est à la hauteur de nos espérances. Est-ce réciproque ? Grâce à sa grande faculté à s’adapter à nos odeurs, il a réussi à mélanger les siennes aux nôtres, au grand soulagement de Filou qui commençait à se demander s’il ne venait pas d’une autre planète.
Machino, troubadour de l’extrême et récente recrue guitariste, a eu droit à son premier mapou sur scène (ha ! ! ! mais qu’est-ce donc ! ! !).
La Trite Vagabonde, notre pilier de la guitare, s’essaye au trombone, nous nous souhaitons bonne chance.
Valentin s’occupe d’apprendre à Pedro la technique de la boîte à gant (cherchez pas, c’est une histoire de trompettes), méthode transmise par l’auteur de la salsa du démon, le Boss lui-même.

 
 
Renaud, lui, tente de s’améliorer dans le pliage de la batterie, cette tâche ingrate qui consiste à voir fondre toutes ces espérances nocturnes tant qu’il ne la maîtrisera pas.   Claudie au naturel si doux commence à nous mettre au pas, au grand désarroi de Fred qui, ne le cachons pas, devient en comparaison un ange (enfin, n’exagérons pas).  

Bassiste impassible, Moska ressort de sa profondeur sculpturale un rictus zygomatique troublant.

Est-ce bien raisonnable ?